Article de la semaine du 16 au 22 mai 2009 par Stéphane Marteau
Changer de nom pour mieux retourner sa veste… Marielle, l’épouse de Max Gallo, académicien passé du communisme au socialisme, puis du chevènementisme au sarkozysme, en a fait un mode de vie. C’est sous son patronyme de femme mariée, Marielle « Gallo » donc, que Nicolas Sarkozy vient de la propulser en 4e position sur la liste UMP pour les européennes en Ile-de-France. « Je ne l’ai rencontré qu’une seule fois, admet la candidate. Le fait que je m’appelle Gallo compte pour lui », se borne à observer la -fausse ? – candide. Car avant le ralliement de Max au sarkozysme. Marielle était plus connue sous le patronyme de « Gallet », son nom d’écrivaine. Devenue au fil des ans une pâle figure de Saint-Germain-des Prés, où elle avait fini par s’imposer dans les réseaux de la gauche intello-souverainiste. Déjà mère de trois enfants, elle y a rencontré l’historien best-selleur pendant les années 90. Dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, ils mènent la bataille de Maastricht, et s’embrasent. Aux législatives de 1993, Marielle se présente contre Edouard Balladur dans le XVe arrondissement de Paris. Sa seule expérience électorale se solde par un modeste 1,32 % des voix. En 2002, l’essayiste contribue avec Philippe Muray, Régis Debray, François Taillandier et d’autres à la rédaction des Contes de campagne (Mille et une nuits), une ode politico-poétique au candidat du MRC à la présidentielle. Des encouragements stériles. Alors, ses compliments, la « femme de » les adresse aujourd’hui à celui qui a promu son mari commandeur de la Légion d’honneur. « J’ai toujours été très politisée mais mon engagement a connu des cycles », admet la candidate dans le Figaro, consciente que son CV politique donne le tournis. Car si Marielle Gallo n’a plus rien à voir avec Marielle Gallet, elle a aussi définitivement rompu avec Marielle Boullier, inscrite au barreau de Paris. Là-bas, on connaît l’avocate spécialisée dans le droit du travail qui a financé ses études en posant comme mannequin. Ses confrères se souviennent qu’à la fin des années 70 la grande brune fut séduite par François Mitterrand au point de prendre sa carte au PS. Dans la foulée, le président socialiste choisit parmi ses ministres un certain Max Gallo •
