Article du 26 septembre 1986 :
Marielle Gallet et le “faiseur d’amour”
Le retour du “Macho”
Grande, mince, élégante, Marielle Gallet a délaissé la semaine dernière ses activités au Barreau de Paris pour venir présenter à Marseille son roman “Le faiseur d’amour”. Une histoire d’amour qui marque … le retour du “macho” parmi les héros de romans !
Elle s’en ai expliqué : “Je crois que la femme des années 80 peut se retrouver dans mon livre. Mon personnage est une femme libérée, active, qui exerce une profession intéressante et qui tombe sur un macho ce qu’elle cherchait. Et si vous me demandez si cette histoire est autobiographique, je vous répondrais oui en ajoutant que tout le monde peut répondre oui à propos d’une telle histoire d’amour !”
Et notre avocate qui signe – 10 ans après le premier – son deuxième romain poursuit : “Je crois que le non féminisme est allé trop loin. On a terrorisé les hommes de notre génération. Mon héroïne aime être dominée. Elle le découvre avec étonnement ! Quand à lui c’est un être animal, barbare primitif, pour qui la domination de la femme est une chose naturelle. Elle prend pour un génie de l’amour car il lui fait sentir la passion la plus forte au prix de la douleur et de la destruction de l’un par l’autre. Mon roman est finalement
un plaidoyer pour la différence des sexes.”
Construit en 28 chapitres comme la révolution lunaire ou le cycle féminin, le “Faiseur d’amour” a été de l’aveu même de Marielle Gallet une thérapeutique.
Bien que des lecteurs y retrouveront la description très fine des vertiges de l’amour avec délectation ou réticence selon l’humeur.
On peut toutefois ne pas être d’accord avec l’analyse que l’auteur fait de son propre livre car le macho de son livre est trop amoureux et trop fragile pour l’être vraiment. Et pour ce qui est de son héroïne, on ne peut que rappeler, vieil adage philosophique, que la dépendance consentie est le paroxysme de la liberté.
