Article du 12 juillet 1986 de Marie Zimmermann :
L’un animé par la passion de sculpter, l’autre par celle d’écrire. Tous deux on trouvé un point d’ancrage parisien, la Maison de Franche-Compté dirigée par Brigitte Founaud. Depuis quelques semaines, les Parisiens…et les autres peuvent découvrir les oeuvres de Bernard Jobin.
C’est donc dans le paysage sculptural des oeuvres de Bernard Jobin – harmonie de voyages intérieurs et sensibles – que Marielle Gallet a dédicacé son deuxième livre “Le faiseur d’amour”, paru chez Albin Michel. Mr. Jean-Pierre Chevènement et le président Edgar Faure sont venus saluer “une compatriote”.
Puisque Marielle Gallet est Franc-Comtoise. Née à Lons-le-Saunier, elle passe sa petite enfance dans un village du Haut-Jura, qu’elle quittera pour faire des études de droit à Paris. Elle devient alors avocate, une profession qu’elle aime et qu’elle ne compte pas abandonner pour écrire. Alors quand écrit-elle ? “J’écris la nuit, de dix heures à quatre du matin”. Son premier livre “Hibiscus” était un livre de poésie, le second est un roman autobiographique. “Le faiseur d’amour”, c’est l’histoire d’“une passion dangereuse parce que destructrice”. “Chacun de nous a connu un passion destructrice; j’en ai fait un livre pour me sauver”.
Le livre de marielle Gallet est construit autour de 28 chapitres, double évocation, celle du cycle féminin et celle de la révolution lunaire. “Cela marque l’identité de la femme”. Outre la présence quasi permanent de la lune, symbole féminin, il est beaucoup question du père parce que “on fait toujours référence
au père quand on parle d’amour”.
La prochaine étape pour Marielle Gallet c’est une histoire policière qui se déroulerait dans la Jura : une excellente façon de renouer avec ses origines.
