Article du 21 mars 1999
A l’heure du grand débat sur la parité qui bouleverse le monde politique, en voilà une qui ne va pas se faire que des copines. Qu’est-ce qui lui prend à Marie Gallet de vouloir casser la baraque à des armées de féminisme ? Son héroïne Florence est une architecte dont le cabinet est au bord du naufrage après de belles années de prospérité. Deux fois divorcée de deux mollassons, le « philosophe pathétique » et « le peintre illuminé » qu’elle devait nourrir et materner et qui lui ont laissé deux enfants, la belle quadra est au bord de la dépression. Il lui faut trouver de l’argent et de l’amour ; pourquoi pas les deux en même temps. Dans une revue économique elle découvre le portrait d’un banquier et oubliant des années de lutte féministe, se laisse séduire par le monsieur, si riche, si confortable. Certes, il est marié, et bien sûr, il ne peut pas quitter sa femme. Mais il est galant, prévenant, généreux, surprenant Florence succombe, avec délectation. Elle se repose corps et âme sur son Louis (d’or ?) et oublie ses soucis en devenant une femme entretenue.
Avec ce livre Marielle Gallet, courageusement, jette un gros pavé dans la mare. A conseiller à toutes celles qui culpabilisent lorsqu’elles rêvent de se laisser prendre en charge par un homme.
