Présentation
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Il s’agit d’une fable d’anticipation destinée à tourner en dérision la triple utopie de la fin du travail, de la généralisation du statut de fonctionnaires et de la disparition du secteur marchand.
Imaginez que vous ayez quitté la France pendant quelques mois ou plutôt quelques années pour faire de l’humanitaire au cœur de l’Afrique.
A votre retour, vous apprenez que les nations les plus évoluées sont tombées entre les mains de dictateurs issus de puissantes ONG, maîtrisant les réseaux informatiques internationaux. En France, règne paisiblement Dexus, dont l’idéologie est un communisme post-moderne et le slogan : « Soigner l’homme par l’homme ».
Telle est l’aventure du héros de ce roman, Will, qui va découvrir peu à peu, comme le Candide de Voltaire, le fonctionnement de cette nouvelle société française, société idéale des services à la personne et de la désaliénation. Car dans ce meilleur des mondes, les actifs, qui sont des volontaires, ne représentent plus que 10% de la population, mais ils produisent suffisamment pour l’ensemble, tandis que ni l’argent, ni la concurrence n’ont plus cours. Quant aux 90 % des français qui n’ont pas envie de travailler, et qu’on appelle « humanyens », ils se contentent de rendre quelques services à autrui en fonction du résultat des tests qu’ils ont subis. Parmi les « humanyens utilitaires », on trouve les « érotophiles » chargés de satisfaire les besoins sexuels de la population. Les plus qualifiés deviennent « altéristes ».
C’est le cas de Will qui va se retrouver attaché corps et âme au service d’une maîtresse-femme : Alix, qui a tout pouvoir sur lui. Malgré son masochisme, le dressage de Will s’avère laborieux, mais il finit par apprécier cette relation d’esclavage.
La science-fiction rejoint ici la fantaisie érotique, afin que le lecteur puisse rire de cette farce, dont il est libre de tirer la morale qui lui convient.

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